Demoiselle débute un baccalauréat en Éducation Préscolaire et Primaire.
On comprend que les choses ne tournent pas rond en éducation quand :
- La directrice du programme déclare : « La Réforme? Ça n’a pas fonctionné en Suisse, mais c’est parce qu’ils ne l’appliquaient pas comme il faut. »
(C’est évident! Non?)
- La même personne prend la peine de mentionner qu’utiliser un travail dans deux cours différents constitue un acte de plagiat.
(C’est moi ou une formation qui permet de réutiliser un travail dans deux cours différents, à des sessions différentes, n’est pas très étoffée?)
- Une professeure conseille l’achat du Petit Robert pour enseigner à des élèves du primaire. (Bon, donnons-lui une chance, c’était une linguiste…)
- Le ministère de l’Éducation tente de faire marche-arrière sans perdre la face.
(Trop peu, trop tard…)
- Des élèves ont 92% en mathématiques, mais D à la compétence X. Ils sont capables de réaliser leur tâche sans avoir recours aux compétences ciblées. Résultat : Peu de savoirs maîtrisés, mais bien des aptitudes motrices développées!
(Pédagogie par projets : 0 / Élèves débrouillards : 1. Bravo.)
Heureusement qu’il y a la formation pratique!
vendredi 11 septembre 2009
jeudi 10 septembre 2009
Entrevue
Je me demande encore ce qui s’est passé. Je me suis moi-même disqualifié. Saboté.
Il y a bien ma maîtrise incomplète qui les a écorchés.
Ensuite, une leçon sur le classicisme? Rien de très compliqué!
Mais que voulez-vous que je fasse de directeurs et de profs qui tentent d’agir comme des étudiants. C’est d’un lamentable raté.
Cela dit, je n’ai jamais été si désorganisé, incohérent et peu structuré. J’ai cherché mes mots, tourné en rond et pas mal patiné.
Je ne me serais probablement pas engagé.
***
Premier constat :
Je ne suis pas un littéraire. Ce qui m’intéresse, c’est la vie.
La littérature, c’est l’excuse qu’on modèle et qu’on adapte à la réalité. Les œuvres, on les choisit sur le moment, pour mieux comprendre la société.
Quels auteurs je traiterais à quelle époque? Il n’y a qu’au romantisme que j’ai capitulé, préférant m’abstenir plutôt que de me ridiculiser. J’ai tout de même eu droit au sourire compréhensif de l’un des membres du comité.
Au fond, c’est la lecture qui m’intéresse. Comment lire, argumenter et organiser ses pensées; c’est ce que j’aime enseigner.
***
Deuxième constat :
La correction de texte m’a découragé… C’est, à peu de choses près, le secondaire que j’ai quitté. Je crois même que je faisais dans ma classe des trucs plus poussés l’an passé.
***
Troisième constat :
J’ai besoin de terminer ma maîtrise, de passer à autre chose.
Je ne vois pas comment j’y serais arrivé en jonglant avec trois planifications de cours différentes (102-103-mise à niveau), pour un salaire… Ouais, il vaut mieux ne pas en parler!
***
Constat final :
Déçu et soulagé.
Le cégep m’intéresse encore, mais avec ma liberté. Les savoirs littéraires appris par-cœur n'ont rien pour m'enchanter. Ils doivent d’abord et avant tout être au service de la pensée.
J’ai peut-être d’autres avenues à explorer.
Il y a quelque chose à faire en lecture…
Il y a bien ma maîtrise incomplète qui les a écorchés.
Ensuite, une leçon sur le classicisme? Rien de très compliqué!
Mais que voulez-vous que je fasse de directeurs et de profs qui tentent d’agir comme des étudiants. C’est d’un lamentable raté.
Cela dit, je n’ai jamais été si désorganisé, incohérent et peu structuré. J’ai cherché mes mots, tourné en rond et pas mal patiné.
Je ne me serais probablement pas engagé.
***
Premier constat :
Je ne suis pas un littéraire. Ce qui m’intéresse, c’est la vie.
La littérature, c’est l’excuse qu’on modèle et qu’on adapte à la réalité. Les œuvres, on les choisit sur le moment, pour mieux comprendre la société.
Quels auteurs je traiterais à quelle époque? Il n’y a qu’au romantisme que j’ai capitulé, préférant m’abstenir plutôt que de me ridiculiser. J’ai tout de même eu droit au sourire compréhensif de l’un des membres du comité.
Au fond, c’est la lecture qui m’intéresse. Comment lire, argumenter et organiser ses pensées; c’est ce que j’aime enseigner.
***
Deuxième constat :
La correction de texte m’a découragé… C’est, à peu de choses près, le secondaire que j’ai quitté. Je crois même que je faisais dans ma classe des trucs plus poussés l’an passé.
***
Troisième constat :
J’ai besoin de terminer ma maîtrise, de passer à autre chose.
Je ne vois pas comment j’y serais arrivé en jonglant avec trois planifications de cours différentes (102-103-mise à niveau), pour un salaire… Ouais, il vaut mieux ne pas en parler!
***
Constat final :
Déçu et soulagé.
Le cégep m’intéresse encore, mais avec ma liberté. Les savoirs littéraires appris par-cœur n'ont rien pour m'enchanter. Ils doivent d’abord et avant tout être au service de la pensée.
J’ai peut-être d’autres avenues à explorer.
Il y a quelque chose à faire en lecture…
mardi 11 août 2009
Ressources humaines?
J’ai fait ma tournée des cégeps aujourd’hui.
Je ne me suis que rarement autant senti comme un numéro.
Pour certains cégeps, publics, c’était trop tôt. Après tout, la rentrée des élèves n’est que dans deux semaines!
Pour d’autres, privés, c’était trop tard. Tout se fait au mois de mai.
Certains m’ont dit qu’ils préféraient engager des professeurs de littérature. Mon expérience au secondaire et mon bagage de didacticien ne faisant de moi qu’un choix de dernier recours. Pourtant, ils ont tous des départements de français.
Partout, le même manque de considération.
-Vous vous êtes déplacé? Chez nous, tout se fait par internet.
-Nous utilisons un processus de lecture de cvs. Ce n’est pas la peine de vous présenter.
-Il faut appliquer sur un poste. On ne fouille jamais vraiment dans la banque de candidatures.
Quelle étrange idée j’ai bien pu avoir de vouloir me présenter? Après tout, mon cv dit tout de ma personnalité, de mon énergie et de la facilité que j’ai à créer des contacts significatifs avec les gens. Rien de très important pour enseigner.
Il s’agit d’un fait tellement négligeable que même les directeurs ne se donnent plus la peine de vous rencontrer. La majorité d’entre eux dictent sans la moindre gêne leurs instructions à savoir comment disposer de vous à travers leur porte entrebaillée, ne prenant même pas la peine de se lever de leur chaise pour vous voir la binette et vous remercier d’être passé. Cela, quand ils ne vous tournent pas carrément le dos, vous jetant à peine un regard désintéressé par-dessus leur épaule, au lieu de vous adresser la parole.
-Désolé de vous déranger. J’avais envie de travailler chez vous.
Oh, il y a bien quelques exceptions… quelques sourires… si peu.
Trop rares sont les bonnes administrations.
Je m’ennuie de la classe et des poignées de main franches.
Je ne me suis que rarement autant senti comme un numéro.
Pour certains cégeps, publics, c’était trop tôt. Après tout, la rentrée des élèves n’est que dans deux semaines!
Pour d’autres, privés, c’était trop tard. Tout se fait au mois de mai.
Certains m’ont dit qu’ils préféraient engager des professeurs de littérature. Mon expérience au secondaire et mon bagage de didacticien ne faisant de moi qu’un choix de dernier recours. Pourtant, ils ont tous des départements de français.
Partout, le même manque de considération.
-Vous vous êtes déplacé? Chez nous, tout se fait par internet.
-Nous utilisons un processus de lecture de cvs. Ce n’est pas la peine de vous présenter.
-Il faut appliquer sur un poste. On ne fouille jamais vraiment dans la banque de candidatures.
Quelle étrange idée j’ai bien pu avoir de vouloir me présenter? Après tout, mon cv dit tout de ma personnalité, de mon énergie et de la facilité que j’ai à créer des contacts significatifs avec les gens. Rien de très important pour enseigner.
Il s’agit d’un fait tellement négligeable que même les directeurs ne se donnent plus la peine de vous rencontrer. La majorité d’entre eux dictent sans la moindre gêne leurs instructions à savoir comment disposer de vous à travers leur porte entrebaillée, ne prenant même pas la peine de se lever de leur chaise pour vous voir la binette et vous remercier d’être passé. Cela, quand ils ne vous tournent pas carrément le dos, vous jetant à peine un regard désintéressé par-dessus leur épaule, au lieu de vous adresser la parole.
-Désolé de vous déranger. J’avais envie de travailler chez vous.
Oh, il y a bien quelques exceptions… quelques sourires… si peu.
Trop rares sont les bonnes administrations.
Je m’ennuie de la classe et des poignées de main franches.
mardi 7 juillet 2009
Prévisions
Demoiselle file à l’orage. Comme la météo. Du soleil éclatant au plus noir des nuages en l’espace de quelques instants. Un sourire intermittent. Ce n’est pas de moi, ce sont ses mots.
J’ai trouvé ça joli.
Comme elle.
J’ai trouvé ça joli.
Comme elle.
Point de chute
Ce n’est pas la vitesse qui tue, c’est l’arrêt soudain du mouvement.
Un pied à terre dans le changement, exit le déménagement. Un pas en avant.
L’autre pied dans les airs, bringuebalant, incertain de la direction à prendre et si calme, pourtant. Je vibre au rythme du vent.
Tout et rien en avant. Étrange sentiment. Je suis le Roi du Monde et personne en même temps.
Ce n’est pas la première fois, vous me direz. Sans doute. À la différence que je ne l’appréciais peut-être pas autant.
Je savoure le temps qui passe.
Ce temps élastique, si rapide et si lent.
Un pied à terre dans le changement, exit le déménagement. Un pas en avant.
L’autre pied dans les airs, bringuebalant, incertain de la direction à prendre et si calme, pourtant. Je vibre au rythme du vent.
Tout et rien en avant. Étrange sentiment. Je suis le Roi du Monde et personne en même temps.
Ce n’est pas la première fois, vous me direz. Sans doute. À la différence que je ne l’appréciais peut-être pas autant.
Je savoure le temps qui passe.
Ce temps élastique, si rapide et si lent.
mercredi 10 juin 2009
Apesanteur
Le corps en chute libre s'habitue au mouvement. Le temps s'arrête, comme en suspens. Toute l'éternité dans un instant.
Et si je m'étais lancé au mauvais moment? Une fraction de seconde entre l'atteinte d'un rêve ou l'anéantissement.
La somme des mes décisions me revient rapidement, retraçant mes pas jusqu'à l'événement. Je me lance. Prendre l'automne off, trouver le financement, le passage au cégep, envoi de cvs, déménagement...
S'il n'y a pas de place au cégep?
Si on manque d'argent?
Si on n'arrive pas à louer l'appartement?
L'adrénaline de la chute me ramène au présent.
Tant de choses à découvrir dans le changement, des possibilités qu'on n'imaginait pas auparavant. Le chaos est toujours intéressant.
Chaque chose en son temps. Le plan original était de prendre l'automne off, pour terminer la maîtrise et me remettre complètement.
Soit.
Il suffit d'en profiter pleinement.
Et si je m'étais lancé au mauvais moment? Une fraction de seconde entre l'atteinte d'un rêve ou l'anéantissement.
La somme des mes décisions me revient rapidement, retraçant mes pas jusqu'à l'événement. Je me lance. Prendre l'automne off, trouver le financement, le passage au cégep, envoi de cvs, déménagement...
S'il n'y a pas de place au cégep?
Si on manque d'argent?
Si on n'arrive pas à louer l'appartement?
L'adrénaline de la chute me ramène au présent.
Tant de choses à découvrir dans le changement, des possibilités qu'on n'imaginait pas auparavant. Le chaos est toujours intéressant.
Chaque chose en son temps. Le plan original était de prendre l'automne off, pour terminer la maîtrise et me remettre complètement.
Soit.
Il suffit d'en profiter pleinement.
lundi 8 juin 2009
Accélération
Les pieds au bord du gouffre, j’attends.
Plonger? Derrière, une vie tranquille, rangée, un salaire stable, un emploi connu, routinier. Il ne reste plus qu’à s’endormir en regardant le temps passer. Devant, la chute vertigineuse dans l’inconnu et la nouveauté. Un retour à la grande ville, à la maîtrise, un voyage vers le cégep, peut-être même le doctorat et l’université, qui sait?
L’énergie est dans le mouvement. Tu connais la réponse.
Plongeon dans l’abîme. Un sourire se dessine. C’est parti.
***
L’accélération est toujours surprenante, peu naturelle. Pourtant, il n’y a de vrai que le changement.
Arrachés à l’immobilité, corps et esprit se cambrent, se cramponnent, refusent d’épouser le mouvement puissant qui les précipite en avant. Dès qu’on lâche prise, l’effet est saisissant. Les possibilités infinies dans l’espace et le temps ont quelque chose d’étourdissant. Grisé par la vitesse, on s’abandonne finalement.
Les jours passent comme des secondes, des rêves naissent et s’évanouissent tout aussi rapidement.
Tant de possibilités... Je suis vivant.
Plonger? Derrière, une vie tranquille, rangée, un salaire stable, un emploi connu, routinier. Il ne reste plus qu’à s’endormir en regardant le temps passer. Devant, la chute vertigineuse dans l’inconnu et la nouveauté. Un retour à la grande ville, à la maîtrise, un voyage vers le cégep, peut-être même le doctorat et l’université, qui sait?
L’énergie est dans le mouvement. Tu connais la réponse.
Plongeon dans l’abîme. Un sourire se dessine. C’est parti.
***
L’accélération est toujours surprenante, peu naturelle. Pourtant, il n’y a de vrai que le changement.
Arrachés à l’immobilité, corps et esprit se cambrent, se cramponnent, refusent d’épouser le mouvement puissant qui les précipite en avant. Dès qu’on lâche prise, l’effet est saisissant. Les possibilités infinies dans l’espace et le temps ont quelque chose d’étourdissant. Grisé par la vitesse, on s’abandonne finalement.
Les jours passent comme des secondes, des rêves naissent et s’évanouissent tout aussi rapidement.
Tant de possibilités... Je suis vivant.
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