Bien peu de gens comprennent le plaisir que je trouve à jouer dehors printemps, été, automne comme hiver, et ce, peu importe la température. Le nord-américain moyen est tellement sédentaire que c’en est rendu difficile de faire voir aux gens qu’on peut prendre plaisir à l’effort et à l’aventure.
La fin de semaine passée, j’ai initié la belle-famille à la randonnée en raquette avec nuit en refuge. La première journée n’a pas été de tout repos, quelques problèmes techniques ayant légèrement compliqué le parcours. Malgré tout, voici une partie du message que Belle-maman m’a envoyé lundi soir :
Salut Pathfinder,
J'espère que tu n'es pas trop amoché!!! Moi, je suis un peu raquée, mais c'est drôle, ce matin, je me sentais différente. J'avais l'impression d'avoir vécu quelque chose d'intense en fin de semaine. J'écoutais les filles parler de leur fin de semaine (elles ne me trouvaient pas chanceuse d'avoir fait la randonnée que nous avons faite), mais quand je leur ai demandé ce qu'elles avaient fait, eh bien!, elles s’étaient «vachées» toute la fin de semaine. Je me suis dit WoW. Moi, j'ai vécu quelque chose comparé à elles!!!
Je n’aurais pu mieux dire. Être en plein air, bouger et vivre des aventures parfois relaxantes, parfois rocambolesques, c’est ce qui me donne l’impression de vivre quelque chose, pas juste de tuer le temps.
Merci Belle-maman.
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mercredi 26 janvier 2011
jeudi 6 mai 2010
Ça fait rêver
Je sais que vous allez probablement encore me trouver étrange, mais voici ce qui m'a fait rêver cette semaine:
www.fiveten.com/community/blog/9642-sonnie-trotters-journey-to-find-the-mpv
Enjoy!
www.fiveten.com/community/blog/9642-sonnie-trotters-journey-to-find-the-mpv
Enjoy!
lundi 8 mars 2010
Moment de folie
Promenade au soleil, ce midi, histoire de m'aérer un peu l'esprit.
En traversant un parc, je croise des jeunes provenant de l'école secondaire avoisinante qui profitent de leur heure de dîner pour jouer dehors. J'avais presque oublié l'énergie communicative qui les caractérise. C'est fou ce que l'enseignement me manque.
L'espace d'un instant, j'ai caressé l'idée d'entrer dans l'école, de sortir un prof de français de sa classe et d'enseigner tout l'après-midi à sa place... ou jusqu'à ce que les policiers me sortent de là!
Hehe...
Ne vous inquiétez pas. J'ai été sage.
En traversant un parc, je croise des jeunes provenant de l'école secondaire avoisinante qui profitent de leur heure de dîner pour jouer dehors. J'avais presque oublié l'énergie communicative qui les caractérise. C'est fou ce que l'enseignement me manque.
L'espace d'un instant, j'ai caressé l'idée d'entrer dans l'école, de sortir un prof de français de sa classe et d'enseigner tout l'après-midi à sa place... ou jusqu'à ce que les policiers me sortent de là!
Hehe...
Ne vous inquiétez pas. J'ai été sage.
mercredi 24 février 2010
La vraie vie est dehors
De la neige et des Jeux Olympiques, difficile de résister à l'envie d'aller jouer dehors! Décidément, le corps humain n'est pas fait pour passer ses journées devant un écran d'ordinateur.
J'ai l'impression de perdre mon temps.
La vraie vie est dehors.
J'ai l'impression de perdre mon temps.
La vraie vie est dehors.
jeudi 10 décembre 2009
Tempête
Je dois vous avouer quelque chose.
J'adore l'hiver. J'adore la neige. J'adore les tempêtes.
Je suis heureux.
Je ne comprends pas ceux qui paniquent et qui se terrent chez eux, ceux qui s'affolent et qui clament haut et fort combien c'est dangereux, ceux qui conduisent entre deux voies ou à 5 km/h, ce qui n'est guère mieux!
Comme s'ils n'avaient jamais connu l'hiver. Comme s'ils ne vivaient pas au Québec.
20 à 30 centimètre. Au Québec? Rien d'exceptionnel. C'est juste assez pour s'amuser et en profiter un peu!
À les écouter, la neige est le pire des fléaux. Bien en haut de la liste, elle côtoie les tsunamis, les tornades, les tremblements de terre, les irruptions volcaniques et autres désastres environnementaux.
Pourtant, nous sommes tellement chanceux. La neige, c'est si beau!
Le déneigement peut si facilement se transformer en jeu. Sans parler des plaisirs de la construction de forts aux batailles de balles de neige, en passant par les glissades, les anges, les bonhommes de neige ou le promenades romantiques en amoureux.
Dans notre société qui s'empresse, qui s'appesantit et qui stresse, la neige nous impose de ralentir, de bouger et de vivre mieux.
Aux éternels chialeux, je dirais d'arrêter de tout prendre au sérieux, de s'habiller comme il faut et de sortir un peu!
***
Au fond, ça fait bien mon affaire. Qu'ils restent chez eux!
Je m'en vais jouer dehors! C'est bien mieux!
J'adore l'hiver. J'adore la neige. J'adore les tempêtes.
Je suis heureux.
Je ne comprends pas ceux qui paniquent et qui se terrent chez eux, ceux qui s'affolent et qui clament haut et fort combien c'est dangereux, ceux qui conduisent entre deux voies ou à 5 km/h, ce qui n'est guère mieux!
Comme s'ils n'avaient jamais connu l'hiver. Comme s'ils ne vivaient pas au Québec.
20 à 30 centimètre. Au Québec? Rien d'exceptionnel. C'est juste assez pour s'amuser et en profiter un peu!
À les écouter, la neige est le pire des fléaux. Bien en haut de la liste, elle côtoie les tsunamis, les tornades, les tremblements de terre, les irruptions volcaniques et autres désastres environnementaux.
Pourtant, nous sommes tellement chanceux. La neige, c'est si beau!
Le déneigement peut si facilement se transformer en jeu. Sans parler des plaisirs de la construction de forts aux batailles de balles de neige, en passant par les glissades, les anges, les bonhommes de neige ou le promenades romantiques en amoureux.
Dans notre société qui s'empresse, qui s'appesantit et qui stresse, la neige nous impose de ralentir, de bouger et de vivre mieux.
Aux éternels chialeux, je dirais d'arrêter de tout prendre au sérieux, de s'habiller comme il faut et de sortir un peu!
***
Au fond, ça fait bien mon affaire. Qu'ils restent chez eux!
Je m'en vais jouer dehors! C'est bien mieux!
jeudi 22 octobre 2009
6e étage
Un asile de paix au sommet d’une cage d’escalier, vide
Passage oublié, comme en marge de la société
Point de vue unique sur la ville, en bas
Ça fait étrange de revenir
Bien des rêves et bien des projets ont pris naissance ici
Plusieurs se sont réalisés
D’autres sont encore à venir
Et voilà que je me retrouve assis
Au même endroit
À rêver encore
Passage oublié, comme en marge de la société
Point de vue unique sur la ville, en bas
Ça fait étrange de revenir
Bien des rêves et bien des projets ont pris naissance ici
Plusieurs se sont réalisés
D’autres sont encore à venir
Et voilà que je me retrouve assis
Au même endroit
À rêver encore
lundi 11 mai 2009
6 mai 2009
La pluie a quelque chose d’apaisant, ce matin. Moment de calme dans la tempête. J’ai l’impression de prendre un grand respir pour la première fois, depuis longtemps. Seul dans la cuisine, j’écoute le clapotis de l’eau qui tombe doucement dehors et le chant des oiseaux qui l’accompagne. Rien ne presse.
Tu me manques.
Pas évident, vivre deux fins de session en même temps. Je nous sens loin et fatigués. J’ai hâte de te retrouver souriante et légère, comme avant. C’est peut-être pour ça, au fond, que j’aime moins le printemps. Une saison de contraintes et de correction intense où il faut en donner plus alors qu’on est au bord de l’épuisement. On ne la voit pas vraiment.
À la veille de l'examen du ministère, les cartes sont jouées. Pourtant, la tension tarde à délaisser mon corps. L’état de veille, imposé lors de la correction, me semble permanent. L’esprit vagabonde, mais n’arrête pas.
Rendez-vous avec le doc. Confirmation du diagnostic : repos cet été.
Les réponses viennent d’elles-mêmes, tranquillement. Cependant, je m’acharne encore à savoir quelle forme cette saison prendra.
Je rêve de moments de confort et de petits bonheurs bien présents. Je n’ai pas tant besoin de nouveauté. J’ai simplement envie d’en profiter pleinement. J’imagine déjà les pistes de Burke, les voies de Kamouraska, l'air salin du fleuve, la petite boulangerie, les lacs infinis et les rivières impétueuses du parc de La Vérendrye.
Tant de choses à partager avec toi.
J'ai hâte.
Tu me manques.
Pas évident, vivre deux fins de session en même temps. Je nous sens loin et fatigués. J’ai hâte de te retrouver souriante et légère, comme avant. C’est peut-être pour ça, au fond, que j’aime moins le printemps. Une saison de contraintes et de correction intense où il faut en donner plus alors qu’on est au bord de l’épuisement. On ne la voit pas vraiment.
À la veille de l'examen du ministère, les cartes sont jouées. Pourtant, la tension tarde à délaisser mon corps. L’état de veille, imposé lors de la correction, me semble permanent. L’esprit vagabonde, mais n’arrête pas.
Rendez-vous avec le doc. Confirmation du diagnostic : repos cet été.
Les réponses viennent d’elles-mêmes, tranquillement. Cependant, je m’acharne encore à savoir quelle forme cette saison prendra.
Je rêve de moments de confort et de petits bonheurs bien présents. Je n’ai pas tant besoin de nouveauté. J’ai simplement envie d’en profiter pleinement. J’imagine déjà les pistes de Burke, les voies de Kamouraska, l'air salin du fleuve, la petite boulangerie, les lacs infinis et les rivières impétueuses du parc de La Vérendrye.
Tant de choses à partager avec toi.
J'ai hâte.
lundi 16 mars 2009
Chronique nécrologique
Mercredi passé, l'hiver est décédé.
Une soirée bien arrosée, une étincelle et un coup de chaleur l'ont achevé. Il a succombé aux charmes de la Grande Dame, à la chaleur d'une étreinte qui l'a condamné. Un petit peu de chaleur, pour une éternité, est-ce trop demander?
Ce matin, il ne s'est pas relevé. Préférant le laisser-aller, la douce torpeur où elle l'a abandonné. Reconnaissant le cycle, mille fois répété, il se fait à l'idée; son temps est déjà passé.
Ses heures comptées, il rassemble sans doute ses forces pour une dernière bordée. Nobles efforts pour une saison tant appréciée. Trop peu, trop tard, le coup a porté. Il faudra attendre la prochaine année.
Profitant de ses dernières journées, nous avons voulu lui rendre hommage, le revisiter. Notre au-revoir prit donc la forme d'un pélerinage sur ses parois gelées. Magnifiques cathédrales de blancheur sous le soleil; les conditions furent inespérées.
Malheureusement, elles ne pourront pas durer... Une semaine, tout au plus, et ce sera terminé.
La glace disparue, crampons et piolets seront mis de côté.
Désormais, mon est coeur est à l'été.
Une soirée bien arrosée, une étincelle et un coup de chaleur l'ont achevé. Il a succombé aux charmes de la Grande Dame, à la chaleur d'une étreinte qui l'a condamné. Un petit peu de chaleur, pour une éternité, est-ce trop demander?
Ce matin, il ne s'est pas relevé. Préférant le laisser-aller, la douce torpeur où elle l'a abandonné. Reconnaissant le cycle, mille fois répété, il se fait à l'idée; son temps est déjà passé.
Ses heures comptées, il rassemble sans doute ses forces pour une dernière bordée. Nobles efforts pour une saison tant appréciée. Trop peu, trop tard, le coup a porté. Il faudra attendre la prochaine année.
Profitant de ses dernières journées, nous avons voulu lui rendre hommage, le revisiter. Notre au-revoir prit donc la forme d'un pélerinage sur ses parois gelées. Magnifiques cathédrales de blancheur sous le soleil; les conditions furent inespérées.
Malheureusement, elles ne pourront pas durer... Une semaine, tout au plus, et ce sera terminé.
La glace disparue, crampons et piolets seront mis de côté.
Désormais, mon est coeur est à l'été.
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