Qui a dit que les élèves de la réforme étaient aussi compétents que les élèves d'avant?
Le nombre d'entre eux qui s'est vu refuser l'accès aux cégeps de la région de Montréal est si grand qu'on envisage la possibilité de faire un 4e tour d'admissions.
Le malheur des uns fait le bonheur des autres. C'est grâce au 3e tour et au nombre surprenant d'admissions supplémentaires qu'il a apporté qu'on m'a offert de quoi travailler cet automne.
Au niveau social, ça a tout de même quelque chose d'inquiétant.
jeudi 10 juin 2010
mercredi 9 juin 2010
La revanche des ressources humaines?
Les gens sont souvent surpris de la prudence que j'exerce avant de me réjouir. Disons simplement que j'ai l'habitude des revirements.
Mardi soir, je reçois un courriel m'annonçant que, contre toutes attentes, j'aurai un emploi à temps plein au cégep à l'automne. C'est qu'on nous avait informé, mon nouveau collègue et moi, qu'il n'y aurait rien de disponible pour nous une fois la session d'été terminée.
La nouvelle est bienvenue. Demoiselle est heureuse.
Ce soir, à mon arrivé au cégep, mon coordonnateur me présente ses excuses. Bien que j'aie été engagé en premier et qu'il ait suggéré mon nom en priorité dans sa répartition des charges de cours, les ressources humaines ont décidé de faire passer mon nouveau collègue avant moi, puisqu'il a déjà de l'expérience au collégial.
La bonne nouvelle, on m'offre tout de même 50% de tâche en septembre, soit deux groupes, pour le cours que je donne cet été. Quelques ajustements à faire et le tour est joué.
Évidemment, c'est décevant. Un salaire à temps plein qui vient de passer à la moitié, en plus d'être considéré comme le dernier entré... les chances d'avoir un cours à l'hiver ne sont pas de mon côté.
En même temps, il faut voir les choses du bon côté. J'ai tout de même un salaire assuré et une tâche qui me permettrait de continuer la maîtrise, peut-être même de la terminer. De plus, qui sait ce que la vie peut réserver? On va peut-être me proposer quelque chose du côté de l'université?
D'une manière ou d'une autre, tout n'est pas encore décidé. Mon collègue a des choix peu évidents à faire entre les offres que le cégep X et le cégep Z lui ont présentées. Dans un monde idéal, il prendrait une demi-tâche de chaque côté, histoire de se protéger. Malheureusement, les cégeps ne semblent que peu enclins à partager, même s'ils ne peuvent garantir qu'on va travailler. Être à sa place, je ne sais pas ce que je choisirais.
Je lui ai dit de se faire confiance. De penser à lui. La vie trouve toujours un moyen de tout arranger, même si ce n'est pas toujours de la manière dont on se l'était imaginé.
Mardi soir, je reçois un courriel m'annonçant que, contre toutes attentes, j'aurai un emploi à temps plein au cégep à l'automne. C'est qu'on nous avait informé, mon nouveau collègue et moi, qu'il n'y aurait rien de disponible pour nous une fois la session d'été terminée.
La nouvelle est bienvenue. Demoiselle est heureuse.
Ce soir, à mon arrivé au cégep, mon coordonnateur me présente ses excuses. Bien que j'aie été engagé en premier et qu'il ait suggéré mon nom en priorité dans sa répartition des charges de cours, les ressources humaines ont décidé de faire passer mon nouveau collègue avant moi, puisqu'il a déjà de l'expérience au collégial.
La bonne nouvelle, on m'offre tout de même 50% de tâche en septembre, soit deux groupes, pour le cours que je donne cet été. Quelques ajustements à faire et le tour est joué.
Évidemment, c'est décevant. Un salaire à temps plein qui vient de passer à la moitié, en plus d'être considéré comme le dernier entré... les chances d'avoir un cours à l'hiver ne sont pas de mon côté.
En même temps, il faut voir les choses du bon côté. J'ai tout de même un salaire assuré et une tâche qui me permettrait de continuer la maîtrise, peut-être même de la terminer. De plus, qui sait ce que la vie peut réserver? On va peut-être me proposer quelque chose du côté de l'université?
D'une manière ou d'une autre, tout n'est pas encore décidé. Mon collègue a des choix peu évidents à faire entre les offres que le cégep X et le cégep Z lui ont présentées. Dans un monde idéal, il prendrait une demi-tâche de chaque côté, histoire de se protéger. Malheureusement, les cégeps ne semblent que peu enclins à partager, même s'ils ne peuvent garantir qu'on va travailler. Être à sa place, je ne sais pas ce que je choisirais.
Je lui ai dit de se faire confiance. De penser à lui. La vie trouve toujours un moyen de tout arranger, même si ce n'est pas toujours de la manière dont on se l'était imaginé.
mardi 1 juin 2010
On n'est jamais si bien servi que par soi-même
On ne le dira jamais assez, pour décrocher un emploi quelque part, il ne faut pas attendre d'être appelé. Il faut investir le milieu et être bien renseigné.
Début avril, je téléphone au service des ressources humaines du cégep pour savoir s'il y a des ouvertures pour la session d'été et la session d'automne. On me demande de rappeler à la fin du mois.
Dernière semaine d'avril, je laisse un premier message.
Première semaine de mai, deuxième message.
Deuxième semaine de mai, une amie, qui enseigne au cégep en question, m'envoie un courriel me demandant si j'ai rejoint madame X. Il y aura des entrevues au début de la troisième semaine de mai.
Je n'ai pas été appelé. Pourtant, ne m'avait-on pas assuré que j'étais "le prochain sur la liste" et "un candidat intéressant"? Voici le message que j'ai laissé au services des ressources humaines:
Bonjour Madame X, Y à l'appareil. Je ne sais pas si vous avez reçu mes messages des semaines passées, mais je vous rappelais, tel que convenu, à propos des éventuelles ouvertures pour des charges de cours à la session d'été et à la session d'automne. J'ai su qu'il y aura des entrevues à ce sujet la semaine prochaine. Je me demandais si vous étiez toujours intéressée par ma candidature? Dois-je me présenter aux entrevues ou, puisque je suis sur la liste, vous avez déjà quelque chose en tête pour moi? Vous pouvez me rejoindre au XXX-XXX-XXXX. Merci et bonne journée!
Croyez-le ou non, moins d'une heure plus tard, la secrétaire m'appelait pour me demander "si j'étais toujours intéressé à passer une entrevue."
Est-ce ça qu'on appelle se téter une entrevue? J'avais l'impression qu'on ne voulait pas de moi là-bas. Difficile de ne pas s'imaginer partant bon dernier face au comité de sélection. J'allais donc devoir les convaincre que j'étais à ma place.
L'entrevue s'est bien déroulée.
J'ai obtenu le contrat.
Merci mille fois à J. pour les infos.
Début avril, je téléphone au service des ressources humaines du cégep pour savoir s'il y a des ouvertures pour la session d'été et la session d'automne. On me demande de rappeler à la fin du mois.
Dernière semaine d'avril, je laisse un premier message.
Première semaine de mai, deuxième message.
Deuxième semaine de mai, une amie, qui enseigne au cégep en question, m'envoie un courriel me demandant si j'ai rejoint madame X. Il y aura des entrevues au début de la troisième semaine de mai.
Je n'ai pas été appelé. Pourtant, ne m'avait-on pas assuré que j'étais "le prochain sur la liste" et "un candidat intéressant"? Voici le message que j'ai laissé au services des ressources humaines:
Bonjour Madame X, Y à l'appareil. Je ne sais pas si vous avez reçu mes messages des semaines passées, mais je vous rappelais, tel que convenu, à propos des éventuelles ouvertures pour des charges de cours à la session d'été et à la session d'automne. J'ai su qu'il y aura des entrevues à ce sujet la semaine prochaine. Je me demandais si vous étiez toujours intéressée par ma candidature? Dois-je me présenter aux entrevues ou, puisque je suis sur la liste, vous avez déjà quelque chose en tête pour moi? Vous pouvez me rejoindre au XXX-XXX-XXXX. Merci et bonne journée!
Croyez-le ou non, moins d'une heure plus tard, la secrétaire m'appelait pour me demander "si j'étais toujours intéressé à passer une entrevue."
Est-ce ça qu'on appelle se téter une entrevue? J'avais l'impression qu'on ne voulait pas de moi là-bas. Difficile de ne pas s'imaginer partant bon dernier face au comité de sélection. J'allais donc devoir les convaincre que j'étais à ma place.
L'entrevue s'est bien déroulée.
J'ai obtenu le contrat.
Merci mille fois à J. pour les infos.
jeudi 6 mai 2010
Ça fait rêver
Je sais que vous allez probablement encore me trouver étrange, mais voici ce qui m'a fait rêver cette semaine:
www.fiveten.com/community/blog/9642-sonnie-trotters-journey-to-find-the-mpv
Enjoy!
www.fiveten.com/community/blog/9642-sonnie-trotters-journey-to-find-the-mpv
Enjoy!
lundi 8 mars 2010
Moment de folie
Promenade au soleil, ce midi, histoire de m'aérer un peu l'esprit.
En traversant un parc, je croise des jeunes provenant de l'école secondaire avoisinante qui profitent de leur heure de dîner pour jouer dehors. J'avais presque oublié l'énergie communicative qui les caractérise. C'est fou ce que l'enseignement me manque.
L'espace d'un instant, j'ai caressé l'idée d'entrer dans l'école, de sortir un prof de français de sa classe et d'enseigner tout l'après-midi à sa place... ou jusqu'à ce que les policiers me sortent de là!
Hehe...
Ne vous inquiétez pas. J'ai été sage.
En traversant un parc, je croise des jeunes provenant de l'école secondaire avoisinante qui profitent de leur heure de dîner pour jouer dehors. J'avais presque oublié l'énergie communicative qui les caractérise. C'est fou ce que l'enseignement me manque.
L'espace d'un instant, j'ai caressé l'idée d'entrer dans l'école, de sortir un prof de français de sa classe et d'enseigner tout l'après-midi à sa place... ou jusqu'à ce que les policiers me sortent de là!
Hehe...
Ne vous inquiétez pas. J'ai été sage.
samedi 27 février 2010
Frais de scolarité
Mardi, l'ex-Premier Ministre Lucien Bouchard annonçait la possibilité d'une hausse des frais de scolarité dans les universités de plus de 2000$ par année. L'état se tourne vers les étudiants pour financer les universités.
"Ce matin, dans le journal, vous avez sûrement vu aussi que j'étais pour la hausse des frais de scolarité. Écoutez, les jeunes sont pauvres, ils écrivent au son, pis y'a jamais eu autant de décrochage. J'pense que c'est le temps de leur ajouter de la pression!" (Les Grandes Gueules - Lucien Bouchard - 24 février 2010)
Demoiselle était furieuse, elle qui termine sa première année de bacc. Cette annonce ne me réjouissait pas davantage.
Pourquoi ce malaise? Par comparaison avec les États-Unis et le Canada anglais, force est d'admettre que notre situation n'est pas si mauvaise.
En théorie, l'accessibilité aux études ne devrait pas être affectée. Ce qu'on vise, c'est un taux d'endettement étudiant encore plus élevé.
Le problème est là. Au Québec, on n'a pas les mécanismes de prêts et de bourses permettant à tout jeune d'emprunter pour vivre et pour étudier. À ce sujet, voir entre autres Impatient et Je te comprends.
De plus, sur le marché du travail, on ne reconnaît pas suffisamment l'expertise acquise pour permettre aux étudiants de se remettre adéquatement d'une telle hausse des frais de scolarité. On serait sans doute moins réticent à s'endetter si on était certain d'avoir un salaire décent, nous permettant de bien vivre et de rembourser notre dette adéquatement.
Cela dit, notre rapport à l'argent et à l'effort est peut-être à réviser. Dans la Belle Province, on se retourne de plus en plus vers l'État, qu'on considère État Providence, pour subvenir à nos besoins. Or, pour avoir de l'argent à redistribuer, l'État doit être prospère. Cette prospérité dépend essentiellement du dynamisme de la société.
De ce côté, notre héritage latin semble nous nuire et le syndicalisme n'a guère aidé. On a perdu notre dynamisme et notre goût du dépassement au prix d'une fausse sécurité et du plaisir de courte durée. Même l'éducation a pris ce tournant. Qui a pensé qu'on pouvait apprendre sans se forcer?
À ce sujet, la hausse des frais de scolarité aurait sans doute pour avantage de redonner de la valeur aux études aux yeux des étudiants. De par les coûts impliqués, elle remettrait de l'avant les programmes techniques et professionnels, passablement ignorés en raison de la survalorisation de l'université.
Loin de dissuader, cette mesure redonnerait du sérieux à la formation et pousserait peut-être plutôt les gens à choisir d'étudier, à y mettre les efforts requis et à assumer. C'est triste, mais ce qui est gratuit n'est jamais autant apprécié que ce pour quoi on doit travailler.
Bref, avec les mécanismes de financement appropriés et la reconnaissance adéquate de l'expertise de nos bacheliers, maîtres et doctorants, la hausse des frais de scolarité ne serait peut-être pas une si mauvaise idée. L'expertise a un prix, elle doit être encouragée.
D'autres mesures sont probablement à prioriser, mais ce qui est clair, c'est qu'on a besoin de gros changements de société.
"Ce matin, dans le journal, vous avez sûrement vu aussi que j'étais pour la hausse des frais de scolarité. Écoutez, les jeunes sont pauvres, ils écrivent au son, pis y'a jamais eu autant de décrochage. J'pense que c'est le temps de leur ajouter de la pression!" (Les Grandes Gueules - Lucien Bouchard - 24 février 2010)
Demoiselle était furieuse, elle qui termine sa première année de bacc. Cette annonce ne me réjouissait pas davantage.
Pourquoi ce malaise? Par comparaison avec les États-Unis et le Canada anglais, force est d'admettre que notre situation n'est pas si mauvaise.
En théorie, l'accessibilité aux études ne devrait pas être affectée. Ce qu'on vise, c'est un taux d'endettement étudiant encore plus élevé.
Le problème est là. Au Québec, on n'a pas les mécanismes de prêts et de bourses permettant à tout jeune d'emprunter pour vivre et pour étudier. À ce sujet, voir entre autres Impatient et Je te comprends.
De plus, sur le marché du travail, on ne reconnaît pas suffisamment l'expertise acquise pour permettre aux étudiants de se remettre adéquatement d'une telle hausse des frais de scolarité. On serait sans doute moins réticent à s'endetter si on était certain d'avoir un salaire décent, nous permettant de bien vivre et de rembourser notre dette adéquatement.
Cela dit, notre rapport à l'argent et à l'effort est peut-être à réviser. Dans la Belle Province, on se retourne de plus en plus vers l'État, qu'on considère État Providence, pour subvenir à nos besoins. Or, pour avoir de l'argent à redistribuer, l'État doit être prospère. Cette prospérité dépend essentiellement du dynamisme de la société.
De ce côté, notre héritage latin semble nous nuire et le syndicalisme n'a guère aidé. On a perdu notre dynamisme et notre goût du dépassement au prix d'une fausse sécurité et du plaisir de courte durée. Même l'éducation a pris ce tournant. Qui a pensé qu'on pouvait apprendre sans se forcer?
À ce sujet, la hausse des frais de scolarité aurait sans doute pour avantage de redonner de la valeur aux études aux yeux des étudiants. De par les coûts impliqués, elle remettrait de l'avant les programmes techniques et professionnels, passablement ignorés en raison de la survalorisation de l'université.
Loin de dissuader, cette mesure redonnerait du sérieux à la formation et pousserait peut-être plutôt les gens à choisir d'étudier, à y mettre les efforts requis et à assumer. C'est triste, mais ce qui est gratuit n'est jamais autant apprécié que ce pour quoi on doit travailler.
Bref, avec les mécanismes de financement appropriés et la reconnaissance adéquate de l'expertise de nos bacheliers, maîtres et doctorants, la hausse des frais de scolarité ne serait peut-être pas une si mauvaise idée. L'expertise a un prix, elle doit être encouragée.
D'autres mesures sont probablement à prioriser, mais ce qui est clair, c'est qu'on a besoin de gros changements de société.
mercredi 24 février 2010
La vraie vie est dehors
De la neige et des Jeux Olympiques, difficile de résister à l'envie d'aller jouer dehors! Décidément, le corps humain n'est pas fait pour passer ses journées devant un écran d'ordinateur.
J'ai l'impression de perdre mon temps.
La vraie vie est dehors.
J'ai l'impression de perdre mon temps.
La vraie vie est dehors.
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