jeudi 22 octobre 2009

Coup de fil

La dame des ressources humaines m’a téléphoné.

Elle m’a annoncé que ma candidature n’avait pas été retenue, mais que j’étais un candidat très intéressant. En fait, ce qui a été déterminant dans le choix de leur candidate, c’est le fait qu’elle avait déjà une expérience d’enseignement au collégial. Une « valeur sûre » pour terminer la session.

Elle m’a assuré qu’elle conservait mon CV et qu’elle m’appellerait s’il y avait d’autres ouvertures de postes.

Je l’ai remerciée d’avoir pris le temps de m’appeler.

Le coup de fil m’a fait du bien. Évidemment, ça ne répond pas à mon questionnement à savoir où et quand je trouverai un emploi, mais ça me rassure sur l’idée que je ne me suis pas totalement trompé.

Reste à savoir qui voudra bien me donner ma chance.

6e étage

Un asile de paix au sommet d’une cage d’escalier, vide
Passage oublié, comme en marge de la société
Point de vue unique sur la ville, en bas

Ça fait étrange de revenir
Bien des rêves et bien des projets ont pris naissance ici
Plusieurs se sont réalisés
D’autres sont encore à venir

Et voilà que je me retrouve assis
Au même endroit
À rêver encore

mercredi 21 octobre 2009

Processus de sélection

J’ai passé une seconde entrevue. Hier.

Contrairement à la première fois, j’ai vraiment eu beaucoup de plaisir à me présenter, à répondre aux questions et à effectuer une courte prestation. Je crois que tout s’est bien déroulé.

Depuis, pas de nouvelles. Mauvais présage.

Chaque minute qui passe emporte avec elle mes chances d’être sélectionné. L’attente est longue, mais c’est le silence qui trouble mes pensées. Proie facile pour le doute, jamais très éloigné.

Que penser?

Qualifications insuffisantes, erreur grave, pas ce qui est recherché?

Sans rétroaction, difficile de s’améliorer...

Pourtant, un espoir. La vie a parfois des manières bien étranges de nous diriger vers ce qu’il y a de mieux.

vendredi 11 septembre 2009

Entendu dans une salle de classe

Demoiselle débute un baccalauréat en Éducation Préscolaire et Primaire.

On comprend que les choses ne tournent pas rond en éducation quand :

- La directrice du programme déclare : « La Réforme? Ça n’a pas fonctionné en Suisse, mais c’est parce qu’ils ne l’appliquaient pas comme il faut. »
(C’est évident! Non?)

- La même personne prend la peine de mentionner qu’utiliser un travail dans deux cours différents constitue un acte de plagiat.
(C’est moi ou une formation qui permet de réutiliser un travail dans deux cours différents, à des sessions différentes, n’est pas très étoffée?)

- Une professeure conseille l’achat du Petit Robert pour enseigner à des élèves du primaire. (Bon, donnons-lui une chance, c’était une linguiste…)

- Le ministère de l’Éducation tente de faire marche-arrière sans perdre la face.
(Trop peu, trop tard…)

- Des élèves ont 92% en mathématiques, mais D à la compétence X. Ils sont capables de réaliser leur tâche sans avoir recours aux compétences ciblées. Résultat : Peu de savoirs maîtrisés, mais bien des aptitudes motrices développées!
(Pédagogie par projets : 0 / Élèves débrouillards : 1. Bravo.)

Heureusement qu’il y a la formation pratique!

jeudi 10 septembre 2009

Entrevue

Je me demande encore ce qui s’est passé. Je me suis moi-même disqualifié. Saboté.

Il y a bien ma maîtrise incomplète qui les a écorchés.

Ensuite, une leçon sur le classicisme? Rien de très compliqué!

Mais que voulez-vous que je fasse de directeurs et de profs qui tentent d’agir comme des étudiants. C’est d’un lamentable raté.

Cela dit, je n’ai jamais été si désorganisé, incohérent et peu structuré. J’ai cherché mes mots, tourné en rond et pas mal patiné.

Je ne me serais probablement pas engagé.

***

Premier constat :

Je ne suis pas un littéraire. Ce qui m’intéresse, c’est la vie.

La littérature, c’est l’excuse qu’on modèle et qu’on adapte à la réalité. Les œuvres, on les choisit sur le moment, pour mieux comprendre la société.

Quels auteurs je traiterais à quelle époque? Il n’y a qu’au romantisme que j’ai capitulé, préférant m’abstenir plutôt que de me ridiculiser. J’ai tout de même eu droit au sourire compréhensif de l’un des membres du comité.

Au fond, c’est la lecture qui m’intéresse. Comment lire, argumenter et organiser ses pensées; c’est ce que j’aime enseigner.

***

Deuxième constat :

La correction de texte m’a découragé… C’est, à peu de choses près, le secondaire que j’ai quitté. Je crois même que je faisais dans ma classe des trucs plus poussés l’an passé.

***

Troisième constat :

J’ai besoin de terminer ma maîtrise, de passer à autre chose.

Je ne vois pas comment j’y serais arrivé en jonglant avec trois planifications de cours différentes (102-103-mise à niveau), pour un salaire… Ouais, il vaut mieux ne pas en parler!

***

Constat final :

Déçu et soulagé.

Le cégep m’intéresse encore, mais avec ma liberté. Les savoirs littéraires appris par-cœur n'ont rien pour m'enchanter. Ils doivent d’abord et avant tout être au service de la pensée.

J’ai peut-être d’autres avenues à explorer.

Il y a quelque chose à faire en lecture…

mardi 11 août 2009

Ressources humaines?

J’ai fait ma tournée des cégeps aujourd’hui.
Je ne me suis que rarement autant senti comme un numéro.

Pour certains cégeps, publics, c’était trop tôt. Après tout, la rentrée des élèves n’est que dans deux semaines!

Pour d’autres, privés, c’était trop tard. Tout se fait au mois de mai.

Certains m’ont dit qu’ils préféraient engager des professeurs de littérature. Mon expérience au secondaire et mon bagage de didacticien ne faisant de moi qu’un choix de dernier recours. Pourtant, ils ont tous des départements de français.

Partout, le même manque de considération.

-Vous vous êtes déplacé? Chez nous, tout se fait par internet.
-Nous utilisons un processus de lecture de cvs. Ce n’est pas la peine de vous présenter.
-Il faut appliquer sur un poste. On ne fouille jamais vraiment dans la banque de candidatures.

Quelle étrange idée j’ai bien pu avoir de vouloir me présenter? Après tout, mon cv dit tout de ma personnalité, de mon énergie et de la facilité que j’ai à créer des contacts significatifs avec les gens. Rien de très important pour enseigner.

Il s’agit d’un fait tellement négligeable que même les directeurs ne se donnent plus la peine de vous rencontrer. La majorité d’entre eux dictent sans la moindre gêne leurs instructions à savoir comment disposer de vous à travers leur porte entrebaillée, ne prenant même pas la peine de se lever de leur chaise pour vous voir la binette et vous remercier d’être passé. Cela, quand ils ne vous tournent pas carrément le dos, vous jetant à peine un regard désintéressé par-dessus leur épaule, au lieu de vous adresser la parole.

-Désolé de vous déranger. J’avais envie de travailler chez vous.

Oh, il y a bien quelques exceptions… quelques sourires… si peu.
Trop rares sont les bonnes administrations.

Je m’ennuie de la classe et des poignées de main franches.

mardi 7 juillet 2009

Prévisions

Demoiselle file à l’orage. Comme la météo. Du soleil éclatant au plus noir des nuages en l’espace de quelques instants. Un sourire intermittent. Ce n’est pas de moi, ce sont ses mots.

J’ai trouvé ça joli.

Comme elle.