jeudi 4 février 2010

Je te comprends

Tu as raison, Rouge. Je ne suis pas impatient.

J'en ai marre, moi aussi, de me faire dire "Attends! Sois patient!", pendant que les autres sortent, réalisent leurs projets et s'amusent allègrement.

Je veux bien vivre maintenant! Pas dans 10 ans!

C'est tordu de penser que l'effort est récompensé par le néant. On dirait bien qu'au-delà du bacc., ce qu'on fait n'est pas important. Pourtant, le travail de maîtrise ou de doctorat n'est pas moins valable, moins exigeant ou moins pertinent, à tous les niveaux, qu'un emploi à plein temps.

Termine l'école rapidement et on te récompensera financièrement! C'est moi ou il y a quelque chose d'incohérent?

Malheureusement, aux yeux de bien des gens, les études supérieures c'est de la perte de temps.

Je ressens ta colère et la partage sincèrement.

mercredi 3 février 2010

Impatient

Je fais partie d'une génération d'impatients, de ceux qui veulent tout, maintenant, qui vivent à 300 à l'heure, combinant les expériences de plusieurs existences en un bref moment.

Des projets de vie, on en a tellement, que faire des choix n'est pas toujours évident. Difficile de se départir de ce sentiment de manquer quelque chose, lorsque l'engagement devient trop contraignant.

Contrairement à d'autres, ce n'est pas l'effort qui est décourageant, notre capacité de travail ayant quelque chose d'effarant aux yeux de bien des gens. Cependant, avec un si haut degré d'investissement, c'est le manque de reconnaissance qui devient irritant, décevant.

En soi, faire une maîtrise ou un doctorat est un processus fort intéressant, enrichissant. Sans soutient financier, on en profite moins, cependant. Le coût de l'expérience semble bien grand lorsqu'il implique d'arrêter tout le reste ou de vivre à moitié pendant si longtemps.

Aller de l'avant ne devrait pas être quelque chose de pénalisant. Quand on a soif de vivre intensément, ce n'est pas toujours facile de voir les choses autrement.

Détrompez-vous. La reconnaissance que je cherche, ce n'est ni la gloire ni l'argent. Celles-ci viendront au mérite, avec le temps. Ce que je recherche, c'est juste assez pour continuer à vivre, au présent. À quoi bon les promesses de salaire, quand le défi, c'est de passer au travers? Le besoin pressant, il est ici, maintenant!

Ce qui décourage, c'est la comparaison. C'est de voir les membres de son entourage sortir toutes les fins de semaine, s'acheter une maison, avoir des enfants, se payer des voyages... Tous ces rêves qui font aussi partie de notre paysage, de nos mille et un visages.

Je sais bien que le sacrifice fait partie de l'accomplissement, que les belles et grandes choses prennent du temps... mais quels sacrifices suis-je prêt à faire réellement? Il me semble que je vais manquer de temps!

jeudi 28 janvier 2010

Bonheur et déception

Rencontre au sommet avec mon directeur de mémoire, ce matin.

- J'ai une problématique d'enfer! Du très bon travail.
- Il est très peu probable que j'arrive à faire ma cueillette de données avant la fin de la session. Trop de travail reste à faire...
Ça ira probablement à l'automne.

Dans les circonstances, ça repose toute la question du financement.

On fait comment pour terminer sa maîtrise sans travailler à temps plein en même temps et quand même arriver dans son budget?

Je sais que j'arrive à faire beaucoup avec peu, mais...

Je n'ai pas encore trouvé de réponse.

En discutant, j'ai tout de même participé à la prise de conscience d'une amie. Elle gagne cinquante mille par année et a de la difficulté à arriver.

Décidément, on n'a pas tous le même rapport à l'argent.

jeudi 10 décembre 2009

Tempête

Je dois vous avouer quelque chose.

J'adore l'hiver. J'adore la neige. J'adore les tempêtes.

Je suis heureux.

Je ne comprends pas ceux qui paniquent et qui se terrent chez eux, ceux qui s'affolent et qui clament haut et fort combien c'est dangereux, ceux qui conduisent entre deux voies ou à 5 km/h, ce qui n'est guère mieux!

Comme s'ils n'avaient jamais connu l'hiver. Comme s'ils ne vivaient pas au Québec.

20 à 30 centimètre. Au Québec? Rien d'exceptionnel. C'est juste assez pour s'amuser et en profiter un peu!

À les écouter, la neige est le pire des fléaux. Bien en haut de la liste, elle côtoie les tsunamis, les tornades, les tremblements de terre, les irruptions volcaniques et autres désastres environnementaux.

Pourtant, nous sommes tellement chanceux. La neige, c'est si beau!

Le déneigement peut si facilement se transformer en jeu. Sans parler des plaisirs de la construction de forts aux batailles de balles de neige, en passant par les glissades, les anges, les bonhommes de neige ou le promenades romantiques en amoureux.

Dans notre société qui s'empresse, qui s'appesantit et qui stresse, la neige nous impose de ralentir, de bouger et de vivre mieux.

Aux éternels chialeux, je dirais d'arrêter de tout prendre au sérieux, de s'habiller comme il faut et de sortir un peu!

***

Au fond, ça fait bien mon affaire. Qu'ils restent chez eux!

Je m'en vais jouer dehors! C'est bien mieux!

jeudi 22 octobre 2009

Coup de fil

La dame des ressources humaines m’a téléphoné.

Elle m’a annoncé que ma candidature n’avait pas été retenue, mais que j’étais un candidat très intéressant. En fait, ce qui a été déterminant dans le choix de leur candidate, c’est le fait qu’elle avait déjà une expérience d’enseignement au collégial. Une « valeur sûre » pour terminer la session.

Elle m’a assuré qu’elle conservait mon CV et qu’elle m’appellerait s’il y avait d’autres ouvertures de postes.

Je l’ai remerciée d’avoir pris le temps de m’appeler.

Le coup de fil m’a fait du bien. Évidemment, ça ne répond pas à mon questionnement à savoir où et quand je trouverai un emploi, mais ça me rassure sur l’idée que je ne me suis pas totalement trompé.

Reste à savoir qui voudra bien me donner ma chance.

6e étage

Un asile de paix au sommet d’une cage d’escalier, vide
Passage oublié, comme en marge de la société
Point de vue unique sur la ville, en bas

Ça fait étrange de revenir
Bien des rêves et bien des projets ont pris naissance ici
Plusieurs se sont réalisés
D’autres sont encore à venir

Et voilà que je me retrouve assis
Au même endroit
À rêver encore

mercredi 21 octobre 2009

Processus de sélection

J’ai passé une seconde entrevue. Hier.

Contrairement à la première fois, j’ai vraiment eu beaucoup de plaisir à me présenter, à répondre aux questions et à effectuer une courte prestation. Je crois que tout s’est bien déroulé.

Depuis, pas de nouvelles. Mauvais présage.

Chaque minute qui passe emporte avec elle mes chances d’être sélectionné. L’attente est longue, mais c’est le silence qui trouble mes pensées. Proie facile pour le doute, jamais très éloigné.

Que penser?

Qualifications insuffisantes, erreur grave, pas ce qui est recherché?

Sans rétroaction, difficile de s’améliorer...

Pourtant, un espoir. La vie a parfois des manières bien étranges de nous diriger vers ce qu’il y a de mieux.